Valérie Mairesse fait partie de ces comédiennes françaises dont le nom évoque immédiatement les années Splendid, le rire collectif et une époque dorée du cinéma populaire. Sa vie privée, elle, reste largement protégée. L’actrice a toujours tracé une frontière nette entre ses souvenirs de troupe et son quotidien familial, livrant quelques confidences au fil des décennies sans jamais céder à l’étalage.
Casablanca, Paris et la troupe du Splendid : le parcours qui a forgé Valérie Mairesse
Née le 8 juin 1955 à Paris, Valérie Mairesse grandit pourtant loin de la capitale. Son père, directeur de banque, est nommé à Casablanca. C’est au Maroc qu’elle découvre le cinéma, passant des heures au ciné-club local.
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Elle revient en France en 1973, à dix-huit ans. Peu après, elle rejoint la troupe du Splendid, d’abord comme régisseuse pour la pièce Je vais craquer. Le passage de la régie à la scène se fait naturellement, dans l’énergie collective d’un groupe qui ne sait pas encore qu’il va marquer le cinéma français.
Ce détail biographique, l’enfance marocaine, est rarement mis en perspective. Il explique pourtant un décalage culturel qui a nourri son humour et sa façon d’observer le monde du spectacle parisien avec un léger recul.
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Valérie Mairesse et Thierry Lhermitte : une histoire d’amour au coeur du Splendid
La relation entre Valérie Mairesse et Thierry Lhermitte reste l’épisode le plus commenté de sa vie privée. Leur idylle débute au début des années 1970, alors qu’ils partagent la scène du Splendid. Elle a dix-neuf ans. C’est, selon ses propres mots, sa première grande histoire d’amour.
Dans son autobiographie Quand je serai grande, je serai actrice américaine, publiée en 2009, elle décrit une relation intense et joyeuse. Le couple vit ensemble rapidement, porté par l’effervescence de la troupe. La comédienne a expliqué n’avoir aucune raison de taire cette histoire, qui a duré environ trois ans.
Une séparation sur fond de tromperie
La rupture ne s’est pas faite en douceur. Selon plusieurs sources biographiques, la séparation s’est produite sur fond de tromperie. Un épisode douloureux pour Valérie Mairesse, d’autant qu’il s’accompagne d’un avortement qui l’a durablement marquée. Elle attendait un enfant de Thierry Lhermitte et a choisi de ne pas le garder.
Pour mesurer le contraste : Thierry Lhermitte vit depuis près de cinquante ans avec la même compagne. L’histoire avec Valérie Mairesse appartient à une parenthèse de jeunesse, très ancienne dans la vie de l’acteur. Pour elle, cette parenthèse a laissé des traces bien plus profondes.
Josiane Balasko remplace Valérie Mairesse : un départ du Splendid jamais totalement élucidé
Pourquoi Valérie Mairesse a-t-elle quitté le Splendid ? La question revient régulièrement, et la réponse n’est pas simple. Ce qui est documenté, c’est que Josiane Balasko a intégré la troupe en 1976 pour la remplacer dans la pièce Le Pot de terre contre le pot de vin.
Dans son autobiographie, Valérie Mairesse pointe le rôle d’une autre membre de la troupe, qu’elle accuse d’avoir manipulé la situation pour l’écarter. Sans la nommer directement dans chaque interview, elle a laissé entendre que cette personne avait oeuvré en coulisses.
Ce qui frappe, c’est la coexistence de deux récits. D’un côté, un départ présenté par la troupe comme naturel. De l’autre, le sentiment d’exclusion décrit par Mairesse elle-même. Les deux versions n’ont jamais été réconciliées publiquement.
- Valérie Mairesse assure la régie puis joue sur scène avec le Splendid dès le milieu des années 1970
- Son départ coïncide avec l’arrivée de Josiane Balasko en 1976, qui reprend son rôle
- L’autobiographie de 2009 livre sa version des faits, évoquant une manipulation interne à la troupe

Vie de famille de Valérie Mairesse : Tina, Elliot et une discrétion constante
Après les remous du Splendid et la rupture avec Lhermitte, Valérie Mairesse reconstruit sa vie sentimentale loin des projecteurs. Elle épouse François, régisseur de spectacles. De cette union naissent deux enfants : Tina et Elliot. Ce dernier est né en 1994.
Valérie Mairesse fait partie des rares personnalités à avoir gardé ses enfants totalement hors du champ médiatique. Ni Tina ni Elliot n’apparaissent dans la presse people. Leur mère n’évoque leur existence que par touches, sans donner de détails sur leur parcours ou leur quotidien.
Un choix de discrétion rare dans le milieu
Cette retenue tranche avec l’époque. Dans un paysage médiatique où la vie privée des acteurs alimente des dizaines de magazines, Valérie Mairesse protège sa famille avec une constance remarquable. Elle parle volontiers de son passé amoureux avec Lhermitte, de ses souvenirs du Splendid, mais verrouille tout ce qui concerne son foyer actuel.
Le contraste entre la comédienne expressive sur scène et la mère discrète dans la vie constitue probablement la clé de lecture la plus juste de sa personnalité publique.
Valérie Mairesse actrice : les films et rôles qui comptent au-delà du Splendid
La carrière de Valérie Mairesse dépasse largement le périmètre de la troupe. Son premier grand rôle au cinéma, elle le doit à Agnès Varda. Cette collaboration lui offre une reconnaissance artistique distincte de l’univers comique du Splendid.
Par la suite, elle alterne entre cinéma, télévision et animation d’émissions. Cette polyvalence lui permet de traverser les décennies sans dépendre d’un seul registre. Peu d’anciens membres de la troupe ont autant diversifié leur activité.
- Premier rôle majeur grâce à la réalisatrice Agnès Varda
- Carrière étendue au-delà de la comédie : animation télé, seconds rôles dramatiques
- Publication d’une autobiographie en 2009, rare exercice d’introspection publique pour une comédienne de sa génération
Valérie Mairesse livre ses souvenirs du Splendid tout en gardant sa vie familiale à l’abri. Cette ligne de partage, maintenue sur plusieurs décennies, donne à ses rares confidences une valeur particulière. Qu’il s’agisse de l’histoire avec Lhermitte ou du départ de la troupe, chaque confidence publique a visiblement été décidée par elle, à son rythme.

