Quels sont les risques du sport de haut niveau ?

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Il y a des périodes importantes dans la vie d’un athlète de haut niveau qu’il s’agit d’une question de négociation bien sous la douleur des conséquences de la souffrance… Yannick Boulanghien, l’un de nos deux spécialistes de la section « Eh bien dans ses baskets », traite aujourd’hui de la dépression à la fin de sa carrière que de nombreux athlètes peuvent éprouver. Le but de cet article est de fournir les clés de l’atténuation, du diagnostic des symptômes et, si nécessaire, d’examiner les mesures à prendre pour y remédier dès que possible.

Crise de fin de carrière

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Les échanges quotidiens avec des athlètes de différentes disciplines me montrent à quel point l’expérience de haut niveau est riche, mais parfois douloureuse. Ce mois-ci, j’ai décidé de parler de dépression et de mettre fin à ma carrière, avec une mise en garde sur la sensibilité et parfois même tabou.

Heureusement, la dépression n’est pas fatale. L’équilibre de la vie est la meilleure façon de protection contre elle. En effet, plus un joueur sera obligé de forger un lien social d’exassport et de consolider les liens familiaux, plus il sera préparé pour le recyclage professionnel et anticiper son impact financier, moins le risque de dépression sera faible.

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Cet article est l’occasion pour moi de décrire ce qu’est la dépression, comment arrêter la pratique de haut niveau peut être un déclencheur pour elle et mettre en évidence les moyens de l’éviter.

Dépression : le mot pour les maux

L’ origine des mots est parfois très évocatrice. Que le terme qui nous concerne ici vient du verbe latin premere, pressant, qui complétait le préfix- devient action dépremere en appuyant fort de haut en bas. C’est ce qui arrive vraiment à une personne déprimée. Ce qui rend la dépression difficile à identifier, c’est qu’elle se produit habituellement progressivement, et ses causes, ainsi que ses symptômes sont nombreux et variés. Constant : il semblera toujours insurmontable à la personne qui en souffrira.

cas de Nicolas révèle la perception souvent déprimée d’un athlète souffrant de dépression, alors que le joueur de basket-ball de 32 ans a interrompu sa carrière la saison dernière. Lors de la première session tenue en novembre dernier, il a exprimé des doutes qui pourraient se résumer comme suit : Le

(…)

Nicolas : Plus rien ne va plus, je ne le vois pas plus clair et j’ai l’impression que c’est pire chaque jour.

Thérapeute : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

N : Je suis de plus en plus perforé, au point que je pourrais dormir toute la journée. Tout me fatigue.

T : Peut-être que c’est juste un extrait, tu ne crois pas ? Peut-être que vous avez juste besoin de faire une pause après tant années de pratique ?

N : Non, c’est autre chose, j’en ai vraiment marre, je suis fatigué, je suis fatigué et tout s’ennuie et j’ai l’impression de ne plus être doué à quoi que ce soit.

T : Quand vous dites que tout vous inquiète, qu’est-ce que tout ? Il y a des moments où vous trouvez de l’intérêt, non ? Même pas un peu…

N : Tout est ma petite amie, mes enfants, mes gens… Je ne veux plus traîner avec qui que ce soit… Je ne sais pas, mais… Par exemple, le matin, quand je me lève… si j’y arrive, il n’y a plus rien devant moi. J’en ai marre. Aussi, la petite chose que j’ai à faire, ET l’impression qu’il s’agit d’une montagne, ne réussira jamais. Je crains vraiment, sauf pour dribbler, je ne sais pas comment le faire.

T : Vous en parlez avec votre entourage ou gardez-vous ces sentiments pour vous ?

N : Que puis-je leur dire ? Un peu pour ma copine, qui m’a forcé à vous contacter. Elle m’a dit que si je bougeais un peu, ce serait mieux tout de suite. Je sais que ce n’est pas comme ça… Quoi qu’il en soit, elle m’enterre.

(…)

Nicolas et moi travaillons ensemble pendant 3 mois à raison d’une séance par semaine au début et maintenant tous les 15 jours. Aujourd’hui, il a trouvé un emploi qui lui semble convenir, ses récits de son entourage ont très clairement changé. Le premier objectif était de trouver ce qu’on appelle des « espaces de solutions ». Autrement dit, pour mettre ce visage à ce qu’il fait tous les jours et qu’il fait bien. De cette façon, étape par étape, je regagnerai ma confiance. Ce processus se déroulera principalement à travers des expériences à 180° liées au processus de fonctionnement émotionnel et cognitif qui emprunte et qui conduit à la dépression. En utilisant ces moments, il s’agit de faire estime que sa vision est fausse, que ce ne sont que des perceptions qu’il a bâties pour se protéger d’un nouvel environnement non sportif.

Pas à pas, il sera en mesure de reconstruire une vision plus positive avec un plus grand degré d’objectivité. Soyez fier de la façon dont il est.

La dépression est une fissure qui se produit en silence. Cela peut être vu à travers divers symptômes qui apparaîtront progressivement : manque d’intérêt, manque de désir, fatigue, anxiété, insomnie, irritabilité, nouvelle douleur physique, etc.

La personne dépressive n’est pas consciente de la part prise en elle-même par la maladie. Elle restera silencieuse ou parlera d’une manière simple, se coupera, puis ruminera de manière stérile, évoquant toujours les mêmes choses qui lui semblent insupportables. Choquée, anxieuse, malheureuse, vous devez la pousser dans ses tranchées pour qu’elle accepte de parler.

Dépression : une conséquence des difficultés dans

adaptation La transition d’une vie sportive à une vie plus ordinaire est un voyage, un processus d’adaptation auquel le « jeune retraité » fera face et pour lequel paradoxalement il ne s’est préparé que trop rarement. Pendant cette période, il devra faire face aux chocs qui se produisent sur la base des quatre facteurs suivants : physique, environnemental, psychologique ou identitaire et financier.

Le facteur physique est étroitement lié à la relation que l’athlète entretient avec son corps. Ce corps était dès l’adolescence un outil au service de la performance. Soudain, il n’aura plus la même valeur ou le même outil. Le sentiment de déversement du mal-être peut alors s’installer. Ce phénomène sera également mis en évidence par un changement physiologique associé à une diminution soudaine de l’effort produit, et donc un changement de la sécrétion hormonale.

Le facteur environnemental est lié au fait que l’athlète toujours était dans une activité très spécialisée. Il se concentre pleinement sur ses activités et a été contraint de faire des concessions sur un nombre significatif de dimensions qui contribuent à la formation de l’unité ordinaire : formation, expérience de travail, vie sociale, loisirs extra-sportifs, etc. Il a également vécu dans un microcosme, composé d’une famille, d’amis proches et de son club. Il devra commencer une nouvelle vie pour laquelle il n’est pas nécessairement préparé, où il a trop peu de repère. C’est le véritable bouleversement de son environnement socio-professionnel. Il peut se sentir effronté et inexpérimenté. Il aura souvent le sentiment de devoir reconstruire sa vie sans avoir besoin d’outils ou de codes. Il y aura un sentiment de maladaptation sociale et individuelle.

Quant au facteur psychologique, c’est une question d’image que l’athlète garde avec lui. Pour la première fois, son rang et sa stature existaient. Sentiment de perte statut social va soudainement se calmer. Celui qui a eu tendance à se voir seulement à travers les yeux de l’autre entrera progressivement dans l’anonymat. Sa carrière sportive s’est terminée, il aura l’impression qu’une partie de lui-même s’est évanouie. Les phares ont été éteints et ne font pas briller cet ego, dont vous n’êtes peut-être pas au courant jusqu’à ce moment-là.

Un facteur financier jouera également un rôle important. Comme la plupart des athlètes ne gagnent pas des millions, un recyclage professionnel rapide est nécessaire. En revanche, les revenus doivent souvent être ajustés à la baisse. Il alimente seulement le sentiment de stress et de chute.

Cure : mots sur les maux

À travers ces aspects, bien que théoriques mais néanmoins nécessaires, nous prenons conscience de la complexité de l’événement qu’un concurrent doit traverser à la fin de sa carrière. Nécessairement, le processus de restauration de l’équilibre de la personnalité a lieu.

Sports physiques et mentaux à un niveau élevé nécessite des investissements intensifs. Bien que de nombreux efforts soient faits pour accompagner les aspects physiques afin d’éviter le risque de blessure à court terme, les aspects psychologiques sont encore trop rarement pris en compte. Les phases d’accompagnement, avec l’aide de professionnels, réduiraient considérablement le risque.

Quand les doutes se règlent, il s’agit de mettre des mots pour le mal. Il est important qu’un athlète puisse exprimer ses doutes et sa détresse pour être soutenu, réconforté et parfois dirigé. Habituellement, cela est fait avec l’aide de la famille, des parents et parfois de l’équipe.

Lorsque la situation s’aggrave, elle devient pathologique, l’aide de l’environnement peut devenir contre-productive pour l’athlète. Avec les meilleures intentions, ses proches lui diront de bouger que ça n’a pas d’importance. Cela apportera les pires effets car il ne fera que restaurer une personne au sentiment d’impuissance qui les attirera plus bas.

Lorsque le mal est plus profond et se réfère aux symptômes mentionnés précédemment, l’aide d’un professionnel qualifié est nécessaire. S’il y a des endroits, cela peut vous conduire à un traitement pour la dépendance. Il aidera également à mettre des mots sur vos émotions pour donner un sens à vos maux. Il vous fera réaliser que votre perception de la situation peut être fausse et qu’un nouvel horizon est à votre disposition.

Prévenir, ne pas guérir

En conclusion, j’insiste sur l’importance de la prévention tout au long d’une carrière sportive. Il est nécessaire de se préparer assez tôt pour que cette transition de la fin de sa carrière se déroule en douceur. Une fin bien négociée de sa carrière créera une base stable nécessaire à la nouvelle vie offerte à l’athlète.

  • Renforcer les liens familiaux et développer la vie sociale
  • Train
  • Prédiction de la recherche d’emploi
  • Prédiction de l’impact
  • financière Promouvoir les activités extra-sportives
  • Continuez votre activité physique après l’arrêt de votre carrière sportive
  • Travailler avec un professionnel pour mieux se comprendre

BAKHIAN Yannick

Des commentaires ou des questions ? Merci de les envoyer à : id.claires.therapie@gmail.com Je suis heureux de répondre.

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